À la tête du campus grenoblois de l’Ecema, Johanna incarne une vision du management profondément humaine, tournée vers l’accompagnement et la proximité. Elle pilote aujourd'hui le développement du campus avec une ambition claire : offrir bien plus qu’une formation, une véritable expérience de vie aux étudiants. Rencontre avec une directrice passionnée et engagée.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours avant de devenir directrice du campus grenoblois ?
J’ai démarré comme vendeuse et j’ai évolué progressivement au sein de la même enseigne. J’ai été débauchée à plusieurs reprises, ce qui m’a permis d’évoluer sur différents postes de manager, toujours dans des environnements commerciaux.
Par la suite, j’ai réalisé une réorientation vers la banque-assurance pendant quelques années, puis, face au manque de challenge, je suis revenue à mes premières amours : le management dans le commerce ! C’est à ce moment-là que la présence de nombreux alternants dans mes équipes m’a donné envie de passer de l’autre côté, en prenant une casquette CFA pour accompagner les jeunes dans leur parcours.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de prendre cette responsabilité ?
J’ai d’abord été recrutée comme chargée d’admission et de relations entreprises pour l’ouverture de l’Ecema Grenoble. Dès mon arrivée, j’endossais déjà de grosses responsabilités : ouverture, structuration et développement du campus. J’ai véritablement été présente dès le début, aux premières pierres du projet : je fais grandir Grenoble depuis un peu plus de deux ans maintenant !
Alors, devenir officiellement la capitaine de ce bateau m’a simplement semblé être la suite logique et la bonne chose à faire !
En quoi consiste concrètement votre rôle au quotidien ? Une journée type ?
Il n’y a pas vraiment de journée type : mon équipe et moi-même devons être très polyvalents et jongler avec toutes les missions ! Cependant, mes rituels restent essentiels : arriver avant les formateurs et les étudiants, préparer l’accueil du matin (très important pour moi), puis enchaîner réunions, appels entreprises/étudiants, échanges avec les formateurs, prospection et suivis.
Je prends aussi volontairement une pause en même temps qu’une session de formation, pour garder un contact quotidien avec les étudiants et les intervenants.
Mon rôle, c’est avant tout d’accompagner au quotidien, de maintenir le lien avec les équipes, les autres campus, les entreprises et les fournisseurs : un vrai pilotage de proximité !
Qu’est-ce qui fait la spécificité du campus de Grenoble par rapport aux autres ? Quels sont ses points forts aujourd’hui ?
Comme je l’ai déjà évoqué, la véritable différence de mon campus réside dans la proximité : avec les formateurs, les étudiants et les entreprises. C’est un campus à taille humaine, dans lequel chacun aime venir et se sent bien.
Notre point fort, c’est d’avoir créé un véritable sentiment d’appartenance. Ici, la formation ne se limite pas à l’obtention d’un diplôme : c’est un moment de vie, une expérience positive des études, faite de vraies rencontres entre étudiants et formateurs.
Nous remettons l’humain au centre : se sentir accompagné, écouté, valorisé. Ce sont la personnalisation, la sincérité des échanges et l’attention portée à chacun qui font la différence. Nous allons au-delà du cadre purement scolaire, en prenant le temps de comprendre chaque parcours et de nous adapter au mieux aux besoins, qu’ils soient liés à l’entreprise, à la formation ou même à des problématiques personnelles.
Comment décririez-vous l’ambiance et la culture du campus ?
L’ambiance grenobloise est très positive, presque familiale, tout en restant bien cadrée avec des règles et des limites claires. On s’y sent à l’aise : on rigole, on partage, on peut aussi stresser… mais surtout, on travaille avec sérieux !
Côté culture, les valeurs clés sont la bienveillance, la transparence et l’absence de jugement. C’est un campus où les profils sont très divers, mais avec un socle commun fort : le respect, l’écoute et la bienveillance envers chacun.
Un moment dont vous êtes particulièrement fière ?
Un moment dont je suis vraiment fière ? Il y en a énormément, mais ce sont surtout les petits moments du quotidien qui me marquent le plus ! Les retours réguliers de mes étudiants, les mails, les petits mots, parfois même les fleurs ou les gâteaux. Quand ils viennent me chercher pour aller en pause, ou qu’ils me disent que je les ai réconciliés avec l’école, ça n’a pas de prix !
Du côté des formateurs aussi, entendre que « l’on se sent bien à Grenoble » est une vraie fierté. Il y a tellement de choses dont je pourrais être fière, mais ce sont vraiment ces gestes et retours du quotidien qui me portent le plus, en attendant de voir arriver nos premiers diplômés, bien sûr !
Une anecdote marquante liée au campus ?
Je pense que l’un des moments les plus marquants reste la rentrée de septembre 2024, lors de l’ouverture du campus et de l’accueil de nos premiers étudiants et formateurs. Beaucoup d’entre eux ne me connaissaient jusque-là qu’en visio ou par téléphone, les locaux n’ayant été disponibles qu’à partir de juillet.
Le jour J, aussi bien les étudiants que les formateurs m’ont d’ailleurs prise pour une étudiante… visiblement, je ne fais pas mon âge ! Une anecdote qui a immédiatement brisé la glace et marqué le vrai début de l’aventure grenobloise.
Qu’est-ce que vous souhaitez offrir en priorité aux étudiants ?
Avant tout, ce que je souhaite offrir à mes étudiants, c’est une formation qui leur correspond réellement, associée à une alternance à la hauteur de leurs attentes. Mais surtout, un accompagnement de qualité : de l’écoute, un suivi individualisé et personnalisé.
Mon objectif est simple : faire exactement ce que je leur annonce avoir la capacité de faire, ne pas les décevoir et rester fidèle à mes engagements. La confiance qu’ils m’accordent est essentielle, et je tiens à l’honorer du début à la fin de leur parcours.
Quelle est votre vision pour le campus dans les prochaines années ?
Notre prochaine rentrée est prévue en septembre 2026, avec l’ouverture de deux nouvelles formations. Mon objectif sera, dans un premier temps, de stabiliser ces six formations, tout en renforçant notre notoriété sur le bassin grenoblois, aussi bien auprès des entreprises que des étudiants.
J’aimerais également constituer un noyau dur de formateurs, engagés et alignés avec notre vision, afin de maintenir un haut niveau de qualité pédagogique et d’accompagnement. L’enjeu est d’évoluer et de faire grandir le campus tout en restant fidèles aux valeurs que nous portons haut et avec fierté : l’humain, la bienveillance et l’exigence.
À terme, cette consolidation nous permettra de proposer un catalogue de formations encore plus complet, sans jamais perdre ce qui fait notre identité.
Quels sont les principaux défis auxquels vous faites face aujourd’hui ?
Les principaux défis résident avant tout dans le fait qu’il s’agit d’un nouveau rôle pour moi, que j’apprends à maîtriser chaque jour, tout en relevant un challenge d’envergure. Mon équipe se compose de deux alternants et d’une responsable pédagogique qui n’est pas basée sur site. Cela demande donc une vraie capacité à jongler entre plusieurs casquettes, tout en maintenant la réactivité dans les échanges. C’est un défi quotidien, exigeant, mais aussi extrêmement formateur et stimulant.
Quel a été le moment le plus marquant ou difficile dans votre fonction ?
Le moment le plus marquant, et sans doute le plus difficile, reste mes débuts. L’ouverture d’un campus sans locaux, en télétravail, sans contact humain ni équipe au quotidien pour échanger ou poser des questions, a été une période complexe.
Heureusement, cette période est aujourd’hui derrière moi. Avec le recul, elle a été extrêmement formatrice et m’a permis de construire une posture plus solide, plus confiante, et surtout plus alignée avec mes valeurs.
Quel conseil donneriez-vous aux étudiants actuels ?
Le principal conseil que je leur donnerais, et que je leur donne déjà, c’est que les études sont importantes. Elles peuvent être comparées à une autoroute : elles permettent d’avancer plus vite et plus sereinement que ceux qui prennent la nationale. Cela dit, rien n’est impossible, avec ou sans diplôme.
L’essentiel est d’être honnête avec soi-même, d’identifier ce que l’on aime, ce que l’on n’aime pas, tout en restant conscient que certaines concessions sont parfois nécessaires. Mais surtout, je leur rappelle une chose fondamentale : se faire confiance, croire en leurs capacités et en leur potentiel. Ils sont bien plus capables qu’ils ne le pensent !
Quel message souhaitez-vous adresser à ceux qui envisagent de rejoindre le campus ?
Mon message est simple : s’ils recherchent un campus où ils seront réellement considérés, aussi bien par le staff, les formateurs que par les autres étudiants, alors ils sont les bienvenus !
Ici, ils pourront évoluer dans une formation avec un accompagnement personnalisé, dans un environnement où chacun a sa place, dès lors que les valeurs de bienveillance, de respect et de transparence sont partagées. Ils peuvent bien sûr m’appeler, venir nous rencontrer lors des journées portes ouvertes, ou même participer à des immersions en fond de salle. Ce sera toujours avec grand plaisir !


